Les Diamants en Occident (premiere partie)

Le terme diamant est issu du bas latin  “diamas”, terme désignant à l’origine le métal le plus dur puis, toute matière très dure, comme la magnétite qui agit comme un aimant sous l’influence des mots grecs commençant par dia lui-même dérivé du  grec ancien, “adamas”: indomptable de adamastos inflexible. La légende raconte que le diamant est exploité depuis 6 000 ans en Inde. Le diamant est à l’origine un élément de parure comme d’autres la taille du diamant en facettes qui lui donne sa brillance caractéristique n’apparaît pas avant le milieu du XIVe siècle probablement par crainte que cette technique ne lui fasse perdre de ses pouvoirs magiques aussi est-il surtout utilisé comme amulette et talisman à cause de ses pouvoirs magiques et pour sa grande dureté dans la taille d’outils en fer ou la perforation de gemmes comme en Chine.

Antiquité
En Égypte, Grèce et Rome antique il est considéré comme indestructible chimiquement et représente les larmes de Dieu. Il est porté comme amulette à laquelle on attribue la vertu d’être un anti-poison, la poudre de diamant utilisée est utilisée en glyptique. Sa rareté lui donne de plus en plus de valeur et il gagne son statut de pierre précieuse. Ses formes naturelles sa dureté et sa transparence obtenue par un polissage partiel le rendent suffisamment attrayant pour qu’il soit monté en bijou pour la première fois vers le XIe siècle, la mythologie gréco-romaine l’associant à l’amour éternel les flèches du Cupidon auraient en effet été surmontées de pointes de diamant.

Moyen Âge et Renaissance

Au début du Moyen Âge son commerce devient limité : l’expansion de l’Islam a pour effet que les marchands arabes contrôlent les routes caravanières vers l’Inde et l’Église chrétienne condamne l’usage des diamants comme amulette païenne. Le commerce du diamant se redéveloppe à partir des Grandes découvertes qui voient l’ouverture de la route des Indes par les Européens, les républiques maritimes prenant progressivement le monopole des épices et la République de Venise devenant le centre de commerce du diamant en Occident. Au Moyen Âge et à la Renaissance, il est porté au sommet des couronnes ou en pendentif, orne les regalia et symbolise le  » troisième oeil  » des mahârâjas. Les rois européens se le procurent pour sa rareté mais aussi pour son pouvoir d’anti-poison, panacée ultime. En 1270, Louis IX institue des lois somptuaires réservant le diamant au seul souverain jusqu’en 1477, date à laquelle l’archiduc d’Autriche, Maximilien I de Habsbourg offre comme bague de fiançailles un diamant à Marie de Bourgogne, le diamant est exploité uniquement par des souverains hommes, François I constitue les diamants de la Couronne en important des diamants d’Inde comme le Régent, puis d’autres ont été ajoutés par tout ses successeurs comme le Sancy et le diamant bleu de la Couronne. En 1534, le pape Clément VII meurt en avalant un médicament à base de poudre de diamant. Dès lors le diamant paré de vertus curatives est utilisé comme poison poudre de diamant utilisée dans des bagues à poison. Un diamant imparfait brillant moins est supposé porter malheur ainsi le Bleu de France acheté par Jean-Baptiste Tavernier en 1668 pour le compte de Louis XIV n’est que 220 000 livre, prix très inférieur aux gros diamants incolores. En fait, il s’agit le plus souvent pour les propriétaires de mine de créer une légende de malédiction pour dissuader les voleurs de vouloir les dérober ou pour les joaillers de créer toute une mythologie qui augmente la cote de vente du joyau. Dr. Adam Buapua

à suivre.

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