Médecine psychosomatique

Le physique et le moral sont intimement liés. Il faudrait toujours avoir cette idée à l’esprit lorsque s’occupe de médecine ou de psychologie. En effet, le corps agit sur l’esprit et réciproquement les dispositions mentales influencent le corps et la santé. Des exercices physiques réguliers permettent le développement de certaines qualités mentales ( courage, décision, persévérance ). De même, une cause purement physique comme une intoxication alimentaire peut avoir pour conséquence l’apparition de troubles mentaux ( hallucinations ). Inversement, nos états d’âme retentissement sur le corps et le fonctionnement de nos organes. Nous connaissions tous le cas du timide qui rougit chaque fois qu’il doit parler à un inconnu.

En médecine, on donne le nom de maladie psychosomatique aux troubles physiques causés par des factures émotionnels. Si le mental ( psyché ) et le physique ( soma ) sont à tel point solidaire, c’est à cause des milliards de ramification serveuses qui relient le cerveau à toutes les parties du corps comme une gigantesque toile d’araignée. Ainsi le cerveau et le corps sont sans cesse en relation et tout ce qui se passe dans l’organisme est sous contrôle du système nerveux. Le système nerveux à d’ailleurs un rôle très important à jouer car il permet le fonctionnement coordonnées et harmonieux de l’ensemble des organes. Nous voyons donc qu’aucune partie du corps n’est isolée, et qu’un trouble se manifestant sur l’un des deux plans ( physique ou psychique ) se reflètera tôt ou tard sur l’autre plan.

L’émotion : chaque fois que nous présentons une agitation émotionnelle, le système nerveux déclanche une série de réaction dans l’organisme. Avant de décrire les différentes conséquences de l’émotion au niveau du corps, je tiens à préciser ce que j’entends par émotion. Il ne faut pas confondre l’émotion avec l’affectivité. Tout stimulation à un contenu affectif plus ou moins marqué; mais il n’y a émotion que lorsque l’individu se sent incapable de réagir d’une façon  adaptée à cette situation. N’ayant dans son répertoire de réponses aucun plan de conduite précis, la nouvelle situation est vécu comme un danger. Son contenu affectif va être exacerbé ( c’est l’émotion ) et le corps se tenir près à réagir promptement à la menace. Ceci est en fait un moyen primitif mais parfois efficace d’affronter une situation angoissante. En effet, l’émotion peut devenir une source de motivation: fuite devant un danger, colère face à un obstacle et grâce à l’acquisition d’une force supplémentaire à la fuite ou à la lutte.

L’émotion provoque une décharge importante d’influx dans le système nerveux sympathique. Elle induit donc par voie nerveuse les phénomènes suivants :  1- la libération d’adrénaline par les glandes surrénales, ( l’adrénaline est une substance sécrétée par les glandes surrénales agissant comme suite : –  augmentation de la puissance de contraction musculaire; – augmentation de l’amplitude respiratoire; – augmentation de la pression artérielle ( hypertension ); – augmentation de la fréquence cardiaque ( tachycardie ). 2 – Vasoconstriction des vaisseaux périphériques. 3 – Transit intestinal et érection inhibés. 4 – Contractions de la rate faisant augmenter le nombre de globules rouges dans le sang. 5 – Libération de glucose par le foie qui sort des réserves hépatique et passe dans le sang.

Il faut bien se rendre compte que cette réaction du système nerveux sympathique est de nature à favoriser la résistance de l’individu soumis à une agression. L’adrénaline est un excitant qui contracte les muscles et donne aux mouvements une force inouïe. Ne voit-on pas dans certaines circonstances des gens capable de fuir avec une rapidité fantastique ? L’ inhibition de la digestion et de l’érection, la vasoconstriction des vaisseaux périphériques, tout cela provoque un afflux de sang dans les organes vitaux. Nous voyons que la les effets cardiaques et respiratoires de l’émotion vont dans le même sens, celui de mettre en disposition de l’organisme une force supplémentaire qu’il pourra utiliser pour assurer sa sauvegarde.

L’émotion est donc quelque chose de plutôt favorable mais à condition cependant qu’elle s’extériorise pour permettre à cette décharge toxique ( adrénaline ) de se liquider. Il faut que l’émotion soit suivie d’une réaction vive : dépense physique, rires ou pleurs ( n’est-il pas vrai que pleurer soulage ). Si la manifestation extérieure de l’émotion est réprimée, si comme on l’entend dire  » tout est vécu en dedans » , c’est alors que l’émotion produit ses effets nocifs. L’agressivité ne pouvant plus s’exprimer en dehors, va se manifester à l’intérieur même du corps. Ainsi, des attitudes mentales comme le chagrin, l’envie, la haine, le découragement et l’anxiété sécrètent au niveau du corps de véritables poisons et s’accompagnent d’une hypertonie du système musculaire défavorable à la santé. L’organisme ainsi affaibli sera plus sensible aux microbes et des infections pourront se déclencher.

Je peux vous donner déjà une idée sur les différents troubles que peut provoquer l’émotion :
– constipation ( inhibition du transit intestinal )
– palpitations ( tachycardie )
– insomnie ( adrénaline dans le sang )
– diabète ( augmentation du taux de sucre dans le sang )
– impuissance sexuelle ( inhibition de l’érection )
– tics nerveux ( décharge spasmodique )
Il est donc important de laisser librement nos émotions et de ne pas les réprimer. Il est vrai que les conventions sociales exigent parfois que nous demeurons impassibles. Dans ce cas , pour éviter au mécanisme émotionnel de tourner à vide, ayer recours à des exercices physiques. Dr. Adam Buapua

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One Reply to “Médecine psychosomatique”

  1. « Il est donc important de laisser librement nos émotions et de ne pas les réprimer. Il est vrai que les conventions sociales exigent parfois que nous demeurons impassibles. »
    Un chaman m’avait aussi enseigner ce que tu as dit ici Dr Buapua.Il m’avait appris que si je suis en colère : je dois crié pour faire sortir cette colère de mon organisme.Et c’est ce que les enfants font naturellement.Lorsqu’ils sont contrariés par quelque chose de négative : Ils crient ou ils pleurent pour faire partir cette émotion négative.

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