Les Diamants en Occident (dexieme parties)

Les gisements indiens s’épuisant, la découverte et exploration de l’Amérique ouvre de nouveaux horizons, ce qui entraîne la découverte de gisements au Brésil à partir de 1725: jusqu’à cette date de leur découverte à Tejuco de l’Inde et l’Indonésie détiennent les seuls gisements exploités, la découverte brésilienne provoquant une véritable révolution ruée vers le diamant. Ces diamants brésiliens font chuter le prix du joyau de deux tiers aux trois quarts selon le type de pierre brute : jusqu’alors monté en pièce unique sur des chatons  métalliques, il devient désormais une pièce de parure cousue à même de vêtements et portée au milieu du XVIIIe siècle surtout par les reines ou les aristocrates puis au XIXe siècle également par la haute bourgeoisie. En 1772, Antoine Lavoisier utilise une lentille pour focaliser les rayons solaires sur un diamant dans une atmosphère riche en oxygène. Le produit de la combustion est du dioxyde de carbone, Lavoisier montrant la nature carbonée du diamant. En 1797, Smithson Tennant répète l’expérience sur le charbon : la combustion du diamant produisant le même volume de dioxyde de carbone qu’une masse équivalente de charbon, il montre que le diamant est du carbone pur. Alors les diamants sont constitués de carbone. Ils se forment lorsque ce dernier se trouve dans des conditions de température et de pression extrêmes, entre 1100°C et 1 400° C pour la température, et pour la pression selon des expériences de synthèse en laboratoire dans les années 1970, ce qui correspond à des profondeurs d’environ 150 à 1 000 km dans le manteau terrestre. L’analyse d’inclusions minérales et gazeuses impuretés comme l’azote, le soufre ou des métaux colorant permet d’être plus précis. La majorité des diamants cristallise entre les 150 et 200 km de profondeur. La plupart des diamants sont extraits de la kimberlite présente dans les régions les plus anciennes de la croûte continentale. Dans les parties les plus internes des chaînes de collision comme  les Alpes, l’Himalaya ou la chaîne hercynienne, on trouve des roches continentales contenant des microdiamants. Ces diamants se forment au cours du métamorphisme dit d’ultrahaute pression en contexte subduction-collision, températures modérées de l’ordre de 800 à 900 ° C.  La nature minéralogique des inclusions, leur contenu en éléments-trace et la composition isotopique carbone et azote  des diamants eux-mêmes sont de précieux indices pour comprendre la genèse de ce minéral. Tout porte à croire que la croissance des diamants dans le manteau lithosphérique ne résulte pas d’une transformation directe à partir du graphite mais impliquerait plutôt l’entremise d’un fluide COH. Les diamants formés sont de tailles micrométriques et ne peuvent donc pas être concernés par l’exploitation minière. Cependant, ils offrent des objets uniques pour l’étude du comportement d’un système rocheux en profondeur. Deux grandes catégories de diamants sont distinguées selon la nature de leur cortège d’inclusions, caractéristiques de l’environnement de cristallisation. Dans la plupart des cas, ces inclusions représentent une minéralogie de péridotite. Une seconde catégorie d’inclusions est caractéristique d’association éclogitiques. Dr. Adam Buapua

à suivre.

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