La psychologie de l’autre?

Aujourd’hui nous tous psychologues et psychanalystes nous ne partageons pas entièrement toutes les idées de Ceux, tout au moins ce qui en a été fait dans la pratique quotidienne de la psychanalyse.
Nous pensons notamment que de nombreuses difficultés de l’individu peuvent être résolues beaucoup plus rapidement par l’hypnose ou l’auto-hypnose, et nous sommes opposés aux traitements qui durent des années. Néanmoins, il ne fait aucun doute que les travaux de Ceux, ont permis de cerner les instances du psychisme, d’en démontrer les mécanismes, et apportent une compréhension unique des structures mentales et du comportement des êtres humains. Je reviendrai sur le sujet pour parler du « ça » , du « moi » , et du « sur-moi » . Là je vais me baser uniquement sur l’étude de quatre principes essentiels de l’appareil psychique.

1- Le principe de plaisir.
Ce principe est très facile à comprendre. Il provoque la recherche des choses qui provoquent du plaisir, et inversement, l’évitement de celles qui provoquent du plaisir. Mais là où tout se complique, c’est quand ce principe du plaisir se heurte au second principe, qui est le principe de réalité.

2 – Le principe de réalité.
En effet, il a certaines actions que nous voudrions faire dans le cadre de cette recherche du plaisir, mais qui se heurtent à la réalité du moment. Par exemple, je vois une belle fille dans la rue et j’ai envie de faire l’amour avec elle. Toutefois le principe de réalité me dit que ce n’est pas le lieu pour ça, et que je ne peux pas lui sauter dessus sans son accord. un autre exemple : Je vois une très jolie voiture garée dans la rue. J’ai l’envie de la prendre car c’est la voiture de mes rêves. Mais le principe de réalité me dit que je n’ai pas d’argent pour l’acheter. Voici ce qui fait observer le psychologue Daniel Lagache sur le principe de réalité: « l’emprise progressive du principe de réalité est loin d’être uniforme et générale, et les pulsions lui échappent pour une large part. En ce qui concerne l’appareil mental, la substitution du principe de réalité au principe de plaisir, se traduit par le développement des fonctions conscientes d’ajustement à la réalité, l’attention, la mémoire, le jugement, qui se substitue au refoulement, l’action adéquate à la réalité, qui se substitue à la décharge motrice ». Alors je vois là que le principe de réalité est régulateur de la fonction psychique en ce sens qu’il s’oppose à ce que les pulsions se satisfassent sans obstacle. Le principe de plaisir qui les sous-tend se trouve différé dans sa satisfaction, la reportant à plus tard en d’autres voies moins dangereuses ou à des retours mieux adapté à la conjoncture ou aux diktats de la réalité. Par contre, le principe de réalité est particulièrement affaibli chez les névrosés, donnant ainsi le feu vert à l’anarchie du comportement.

3 – Le principe de constance.
La décharge des tensions provoque une satisfaction, alors que les excès d’excitation sont source d’inquiétude. Le principe de la constance tend à maintenir l’équilibre entre les deux pôles énergétique de l’appareil psychique. On peut donc rapprocher ce mécanisme autorégulateur du Yin et du yang de la conception chinoise des énergies. Pour Freud, le principe de constance tend à réduire à un seuil aussi bas que possible la somme des excitations, afin de maintenir à taux raisonnable les pulsions du Ça.
Au pôle inférieur de la constance, nous trouvons ce que Freud à désigné comme le principe de nirvâna. Ce principe issu de la religion Bouddhique, désigne un état de quiétude et de bonheur parfait. Ce principe s’énoncerait comme « tendance à la réduction, à la constance, a la suppression de la tension d’excitation interne ». En fait, ce principe de constance, conduit tout droit au principe du plaisir que je viens de définir en premier: provoque du plaisir, tout ce qui maintient la constance énergique.

4 – La compulsion de répétition.
Il s’agit d’une répétition inconsciente de conduites stéréotypées. Cette répétition convulsive fait partie du principe de plaisir et « apparaît comme un principe psychologique solidement ancré dans le biologique »
(Larache). Le sujet retombe toujours dans les mêmes errements malgré ce qu’ils ont de douloureux, et on retrouve toujours les mêmes processus conduisant soit  au renforcement des névroses, soit à l’échec.

Je peut donner l’exemple d’un homme ambitieux, actif et astucieux en affaires, mais renouvelant dans sa conduite les mêmes erreurs, et qui, sans se décourager de sa déconfiture, n’en persiste pas moins dans le même domaine en utilisant toujours des moyens similaires. Cette compulsion de répétition, fait partie intégrante de la névrose d’échec et permet d’expliquer le comportement d’échec des sujets, comportement qui peut sembler de prime abord déroutant, si on ne connait pas cette compulsion de répétition. Dr. Adam Buapua

 

 

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