L’emotion et ses consequences physiques et psychiques

Sur le plan neurologique, la réaction émotionnelle part au niveau du thalamus et de l’hypothalamus. L’écorce cérébrale n’est pas du tout nécessaire  à l’apparition de l’émotion, mais au contraire peut en limiter l’ampleur. Autrement dit, un homme dont l’écorce cérébrale fonctionne bien peut supporter de grandes souffrances sans qu’il y est irritation de son système nerveux sympathique. Cet homme là demeure à tout instant parfaitement maître de lui-même, non pas à cause d’une pression volontaire de ses émotions, mais parce que son écorce cérébrale les freine automatiquement. Par contre, chez un sujet nerveusement fatigué, la moindre contrariété déclanchera une émotion intense (colère, rage, panique etc…). Dans ce cas, l’écorce cérébrale déjà affaiblie sera incapable d’opposer un frein à cette émotion et au contraire se laissera submerger par elle. Le sujet sera alors complètement aveuglé par son émotion et pourra commettre des actes violents auxquels il n’aurait jamais cédé quand il était en possession de tous ses moyens. Mais comment peut-il y avoir jugement et raison, alors que ces deux facultés dépendent de l’écorce cérébrale mise hors circuit par l’émotion? Je reviendrai sur plus tard sur cette fatigue cérébrale dont les causes peuvent être multiples.

 

Conséquences psychosomatiques de l’émotion

J’ai commencé à parler la dernière fois de la répercution de l’émotion sur le plan physique. Je vais poursuivre cette étude en envisageant les différents organes ou systèmes qui peuvent être touchés. Cette altération du fonctionnement peut se faire soit dans le sens d’une exagération du fonctionnement, soit dans celui d’un amoindrissement. Dans un premier temps n’apparaissent que des troubles fonctionnels, c’est à dire sans lésion organique. Mais avec le temps, la répétition d’un trouble fonctionnel peut entraîner une malformation anatomique et conduire à des lésions mortelles.

 

Les muscles stries et les muscles lisse

Les émotions entraînent une augmentation de la tension des muscles qui vont se raidir. Cela concerne non seulement les muscles striés (volontaires) mais aussi la musculature lisse des viscères qui échappe à la volonté. Cette crispation si elle se prolonge trop longtemps s’accompagne de douleurs (rhumatisme musculaire). Sous l’effet de la contracture la circulation du sang se fait moins bien. Un grand nombre de maux de tête, de baisse d’acuité visuelle et de maladies des oreilles trouve là son origine, la circulation du sang dans la tête devenant insuffisante à cause de l’hypertonie musculaire.

 

Le coeur

Le coeur réagit facilement aux émotions. Il peut se mettre alors à battre à une fréquence plus grande  (tachycardie) ou d’une façon irrégulière (arythmie). Au bout d’un certain temps le coeur peut présenter par moments des contractions (extra systoles) sans qu’il y ait pour autant altération du muscle cardiaque.

Dans certains cas les artères coronaire chargées de l’irrigation de la musculature cardiaque peuvent se resserrer et provoquer alors des symptômes semblables à ceux de l’angine de poitrine.

 

L’appareil respiratoire

L’asthme possède indéniablement une composante psychosomatique. Il est provoqué par une contracture des branches qui réduisent ainsi leur calibre, rendant le passage de l’air difficile. Cette contracture des bronches es très liée à l’état émotif de l’asthmatique, une crise d’asthme pouvant par exemple être provoquée par simple suggestion sous hypnose.

 

Le système digestif

L’estomac est un organe très sensible à l’émotion: et le moindre choc émotif est capable de perturber l’appétit et la digestion. Cette sensation de « boule dans l’estomac » si caractéristiques est provoquée par la crispation de sa musculature. L’agressivité et la colère rentrées, provoquent une sécrétion abondante de suc gastrique qui en l’absence d’aliments à digérer s’attaque à la paroi de l’estomac, pouvant déterminer ainsi un ulcère. Des spasmes peuvent également se produire tout le long du tube digestif. Au niveau de l’oesophage ils occasionnent la fameuse sensation d’étau dans la poitrine. Ce même spasme se produit au niveau de l’intestin et peut faire croire à une crise d’appendicite ou à des coliques hépatique selon son emplacement. L’intestin est d’autres manifestations: il peut réduire ou bien augmenter ses contractions et occasionner ainsi une constipation ou une diarrhée. La vésicule biliaire peut aussi être touchée, cela se traduisant par des troubles de ses mouvements de contraction.

Le pancréas répond à l’émotion par une hypersécrétion, le diabète pouvant donc parfois avoir une origine psychologique.

 

La peau

Le sujet émotif sont prédisposés au maladies de la peau ( verrues, neuro-dermatoses, eczéma ) qui sont souvent le signe d’un déséquilibre psycho-somatique. La neuro-dermatose est due à la contraction des vaisseaux sanguins sous-epidermiques expulsant alors quelques gouttes de sérum qui s’accumulent sous la peau. L’eczéma quand à lui correspond tout simplement à l’élimination des poisons secrètes lors des stress nerveux.

 

Les reins

Les reins peuvent eux être affecté. À cause de la vasoconstriction leur irrigation va se faire mal et une néphrite peut  apparaître.

La part des maladies psycho-somatique dans l’ensemble de la pathologie médicale serait énorme. Selon certaines statistiques, 3/4 des maladies auraient une cause psychique. En effet , si l’on interrogé les malades, on s’aperçoit que dans bon nombre de cas, la maladie à été précédée d’une période de soucis ou d’un choc émotionnel. Dr. Adam Buapua.

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