La prescience d’un chamane kiokwe

Kiokwe  c’est un empire bantu situé entre trois pays la république démocratique du Congo (RDC) L’Angola et la Zambie ce tribus connus comme tribu de guerrier de mystique, un jour j’étais en Angola justement à la frontière congolaise et angolaise cette partie qui unifié les deux nations le Congo (RDC) et l’Angola. La première chose qui avait attirer tout mon attention etait la langue, ce peuple malgré les frontières que eux ils appellent frontière de blancs car avant le colonialisme il n’y avait pas des frontières car ils avaient un roi qui s’appelle « Muata Yanv » le roi commun de peuple Kiokwe, malgré la séparation des frontières considérer comme le système de diviser pour mieux régner.

Quant à moi je suis arrivé sur cette partie de terre en faisant mon commerce de diamants sur cette partie il y avait beaucoup des diamants qu’on pouvait acheté à un prix bas. Je me suis trouvé bloqué.  D’aller ni à gauche ni à droite car il y avait la guerre en Angola et le parti rebelle UNTA avait bloqué le territoire pas de sortie ni d’entrée, nous nous sommes trouver sans rien à manger ni à boire dans la forêt. Comme en Angola, les angolais parlent portugais, comme j’étais bloqué côté Angola, je reçois une délégation qui vient m’informer qu’il y avait un blanc français qui était mourant je dois allé l’aider pour l’évacuer du côté RDC, j’ai essayé de chercher à savoir comment est-il arrivé là ils me duraient qu’il était venu avec un portugais qui a disparu dans la nature ils ne savent pas s’il est mort ou vivant.

J’ai sentis une très grande responsabilité, de si je ne savais pas c’est autre chose mais le savoir et non porter mon aide c’est non assistance en personne en danger, ok on y va et advienne qui pourra. La distance était environ 10 km avec les raccourcis nous sommes arrivés après 2 h, et j’ai trouvé un jeune homme d’une trentaine d’années quasiment mon âge car j’en avais 27, il m’expliqua son histoire, le problème était qu’il ne pouvait pas marcher, je devais payé les villageois qui connaissent les sentiers qui va au Congo, puis un de villageois me dit que cette maladie était courante et il connaissait un chaman kiokwo qui pouvait le guérir, je n’avais pas le choix, l’homme blanc porter par quatre hommes plus moi chez un guérisseur. Voici l’étonnante expérience du rituel vécu avec un chaman kiokwe.

« Et l’homme était assis là, sur un petit tabouret en bois que le temps et les générations avaient lustré. Ses pieds nus, rivés au sol, semblaient enracinés dans la terre, taudis que son regard lointain laissait penser qu’il communiquait avec l’au-delà. Un visage aux traits marquer, buriné par l’expérience et diverses épreuves, le faisait atemporel. Il est émanait l’insaisissables expressions et caractères étrangement ambivalent: visage de vieillard et enfant à la fois triste et joyeux, vif et somnolent, affable, mais méfiant, grave et insouciant… »

C’est le Katolo ( sorte de chamane ): il possède des pouvoirs de guérison acquis de génération en génération, et par des invitations et enseignements particuliers des forces de la nature. Devant lui un homme blanc porter par des noirs en plein forêt. Je souhaiterais être soulagée d’une arthrose de plus en plus insoutenable au quotidien. Alors, s’adressant à moi, le vieil homme lui dit qu’à l’intérieur, au plus profond de lui-même, il était « encombrée », et qu’aucun soin ni remède classique ne lui serait efficace… il  devait prendre la boisson purificatrice. Commença une cérémonie merveilleuse. La nuit était tombée. Tous, nous étions regroupés. dans une hutte close, fermée au monde extérieur. Après avoir bu le fameux breuvage élixir amer et âpre, à vrai il l’installait dans un hamac que l’on avait réservé car le Chaman savait de notre arrivés. Là enfin il devait le laisser par les sons de tambours, de flûtes et de divers instruments qui accompagnaient les danses et les chants, ainsi que par cette fumée qui, s’échappant du foyer, envahissait l’espace. Et tout, autour de lui, fusionnait et s’accordait bientôt en parfaite harmonie, accompagné des effets que lui procurait le breuvage. Soudain, un son plus profond et retentissant d’un tambour le traversa. Fulgurant, il pénétra son corps par le ventre, pour exploser et se diffuser dans ses entrailles. Et de son éclat, il put percevoir un à un mes organes, jusqu’aux particules les plus intimes de mon essence. après la cérémonie il me raconta ceci: la fumée m’asphyxiait, et je ne sais si c’était l’odeur qu’elle dégageait qui avait participé également à bouleverser mes sens, mais malgré la nausée, malgré mes vomissements tout mon entourage me révélait sa puissance…Mon estomac maintenant débarrassé de tout substance délétère, je pouvais prendre un bain pour nettoyer ma peu, cette surface, cette « écorce » de téguments qui me renvoyait à mon statut d’être vivant. Guidée par deux jeunes de me tenant chacune la main, je me glissai dans les eaux tièdes de la rivière. Les bruits de la nature peu à peu se substituaient à ceux des instruments, l’invitant à un autre concert tout aussi grandiose celui de la rencontre des éléments: bruissements des feuillages dans la brise et légers sifflements d’intermittents rafales de vent; flux régulier des eaux ondoyantes suivant le rythme du courant, et doux clapotis contre les pierres du rivage…et non loin encore, le crépitement des raisons dans le feu, l’explosion brève et sèche de quelques braises…

Le temps semblait s’être arrêté dans la vaste étendue de la nuit, ou tout au moins la relation espace-temps et le concept de durée échappaient à notre rationalité. Dans d’autres dimensions, je me sentais ravie, au sens propre du terme, enlevée au monde matériel et élevée, comme parvenue à cet état d’ataraxie totale… ce bain finalement me paressait plus précieux qu’un baptême, car s’il symbolisait une renaissance , je dirais plus exactement qu’il s’agissait de naître à moi-même. Enfin par l’onction de l’eau prête à recevoir les pouvoirs de guérison du Katolo. En sortant de la rivière, tous les Logos, qui participaient sans exception au rituel, m’attendaient autour du feu. L’assistant du Katolo m’offrit le reste du breuvage, et nous restâmes là à l’écart pendant un moment. Une fois de plus, je ne sais combien de temps exactement… Mais tout à coup une sorte de légèreté, une autre sensation de fluidité intérieure m’envahit, et les voix du chœur s’emparant de mes chairs, mon corps voulait y corréler des gestes, des mouvements… Je ressentais une incoercible envie de suivre la mélodie des chant, et de danser. Mes sens cette fois surveillaient dans un désir de bouger et d’agir…

Puis à nouveau, le claque plus accentué du tambour l’ordonna de retour dans la hutte. Je repris place dans mon hamac, plongée dans l’insouciance d’un nourrisson. Je me laissais bercer à présent par le rythme d’incantations… Le Katolo vint nous rejoindre et, après une longue prière en sanku, un silence imposant se fit. Tous étaient immobiles, dans le recueillement et une attente sereine. C’est à ce moment que l’homme, possédé, fut pris de convulsions de plus en plus fortes, jusqu’à entrer véritablement en transe… Tous autour de moi s’animait avec véhémence, vibrait, et l’on eut dit que le sol même tremblait. En sueur, l’homme communiquait avec les forces cosmiques et recevait d’elles alors le message qu’il aurait à me transmettre. J’étais, moi, face à lui, dans un état de contemplation, de béatitude. Mais soudain encore, et pour la dernière fois, le signal du tambour ressentit: les Logos s’éloignèrent pas à pas, les mains jointes en position de prière, nous laissant seuls à l’intérieur de la hutte.

Le Katolo put me délivrer le message, que son assistant me traduisit en français: « Des départs du monde des vivants allaient se succéder au sein de ma lignée. Or certains individus en effet nocifs devaient disparaître afin que mes douleurs articulaires puissent s’estomper et que je sois enfin soulagée…  » Par ailleurs, la chair de ma chair devait comprendre qu’elle avait été choisie pour porter en elle et accompagner une âme innocente, le temps d’un passage ici-bas, et bien que vouée elle aussi à partir…

Quand à moi, je devais puiser aux confins de mes ressources et utiliser les dons que je possède pour aider les « petits frères » c’est-a-dire mon entourage- à assimiler les désordre pernicieux pour leur équilibre, et parvenir à transcender ceux-ci pour accéder à leur émancipation et à leur harmonie… » Alors qu’il parlait, le visage du Katolo,  peu avant marqué par les spasmes de la transe, se montrait apaisé, empreint d’une douceur et d’une sérénité qui me rendaient confiante quant à ses prédictions, ses facultés médiumniques.

Bientôt, je n’entendis plus que sa respiration, calme et à peine audible… je m’abandonnai enfin à un sommeil profond. Ce n’est qu’à l’aube que l’assistant et l’amie qui m’avait menée me réveillèrent doucement, car il nous fallait partir absolument au lever du jour. Le Katolo, lui, avait déjà disparu…Nous avons donc entrepris le chemin de retour en marchant moi qui était arrivé sur le brancard, silence, accompagnés par une brume qui devait persister jusqu’à la montagne où nous avions laissé nos chaussures : lieu qui délimitait la frontière entre le début et la fin d’un territoire sacré ( profane et le sacré ). Ce chemin qui, à l’aller, avait été si éprouvant, ravivant mes douleurs et martyrisant mes genoux particulièrement, de par sa sinuosité, ses dénivelés et inégalités, entre glissement de terrain et roches énormes à gravir- roches auxquelles mes mains crispées en outre ne pouvaient s’agripper…- ce parcours chaotique maintenant me semblait bien plus accessible, et je sentais mon corps plus agile, doué d’une certaine flexibilité pour affronter ces rigueurs géologiques…

Ensemble, nous partagions aussi cette sensation de plénitude absolue et de vide intérieur, de sorte que, complices d’une merveilleuse expérience, nous n’evoquions rien de celle-ci, et que pas un mot même ne sortait de notre bouche. Nous avons fait plusieurs haltes, et au cours de l’une d’elles, tandis que nous contemplons la beauté de la nature, assistant ( qui avait dû sentir mes questionnements ) me dit tout bas de profiter du présent, là, de laisser mon esprit tranquille et de ne pas céder aux doutes ni aux peurs… Tout avait son contraire : le mal-être/bien-être, l’affliction/la joie… il ne servait à rien, et même était stérile de tout remettre en question, il fallait seulement faire confiance au temps et le laisser opérer : ce qui en résulterait ne serait que bénéfique…En effet, en moi, la voix grave et enrouée du Katolo résonnait encore, et ses dires étaient restés en écho : je ressentais le message libérateur.

La signification de la mort, d’abord, ne s’inscrivait plus dans un sentiment lugubre l’irréversibilité, et comprenant qu’elle pouvait être renaissance pour une autre vie, j’acceptais plus s’il n’y avait en apparence aucune relation entre ces derniers et mes problèmes articulaires, mon arthrose cependant n’était pas proprement physiologique, mais venait de l’esprit… Plus la chaleur devenait torride, plus le retour à la réalité du monde ici-bas devenait imminent. Ce qui avait été là-haut éthéré, pur, source de vie, se transformait en dureté, pauvreté mépris de la terre, et faisait sentir une permanente agitation négative, cette impression d’etre toujours sur le qui-vive … Enfin de retour en ville et dans le quotidien, il ne fallu pas attendre longtemps les manifestations des prédictions du Katolo. je l’accompagner à Dundu puis elle consulat français le prix en charge jusqu’à en France. Dr. Adam Buapua

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