Nous sommes des êtres de désirs

Ce qui différencie l’être humain de l’animal, ce ne sont pas ses performances, et encore moins sa morale: aucune espece n’a à son actif des tentatives génocidaires comme celles qui ont marqué la communauté humaine depuis cinquante ans! En revanche, l’être humain a ceci de particulier qu’il est engagé à tout moment dans la construction de représentations des expériences qu’il traverse. Et ces représentations ont toujours deux versants: la réalité qui l’entoure et la manière dont il y réagi. Autrement dit, nous nous donnons à  tout moment des représentants de l’espace où nous nous trouvons et des événements qui nous arrivent, mais aussi de ce que nous imaginons, rêvons et désirons. Or, dans ces représentations de notre monde interne, les désirs agressifs et érotiques ont une place capitale par l’intensité émotionnelle qu’ils suscitent.

La nécessaire représentation des désirs agressifs.

L’un des mérites de Freud est d’avoir montré que l’impossibilité de se représenter ses  propres désirs agressifs peut rendre, psychiquement, et même  parfois physiquement, malade. Par exemple, un enfant qui ne peut pas reconnaître la réalité de ses tendances agressives vis-à-vis de l’un ou l’autre  de ses parents developpe volontiers des troubles allergiques, des rhinopharyngites à répétition ou des manifestations dépressives. Cela se produit quand l’un des parents est excessivement autoritaire et agressif: l’enfant étouffe en lui toute idée de révolte qui le terrorise.

Mais un parent fragile et déprimé peut également dissuader un enfant de manifester, et même d’éprouver son agressivité: ce n’est plus la crainte d’être terriblement puni qui inhibe l’enfant, mais celle de blesser son parent par ses attaques dans la mesure où il lui paraît incapable de se défendre dans les deux cas, le résultat est le même: les enfants qui ne parviennent pas à  se représenter leur agressivité ont souvent un développement psycho-affectif perturbé. Ils deviennent excessivement soumis et présentent volontiers une fragilité somatique à la moindre contrariété. En outre, plus tard, ils deviennent fréquemment des adultes qui ont honte de leur agressivité… et parfois aussi de celle d’autrui!

Cela se voit notamment chez des femmes malmenées par leur mari qui cachent à leurs proches les agressions dont elles sont victimes. Souvent, la thérapie de ces femmes montre qu’elles ont d’abord commencé à avoir honte de leur propre agressivité avant d’avoir honte  de celle de leur mari à leur égard. Leur éducation leur à appris à avoir honte d’en vouloir à leur père ou à leur mère, quelles que soient les violences dont elles se sentaient victimes de leur part. La honte pour leurs propres désirs agressifs les à alors conduites à  imaginer qu’elles ne puissent répondre à une attaque que par une attaque encore plus violente. Bref, elles se révèlent incapables de faire la différence entre une violence d’autodéfense et une violence d’agression. Mais si elles n’y parviennent pas, c’est parce que leurs parents, bien souvent, ne leur ont permis de faire cette différence quand elles étaient enfants.

L’impossibilité de se représenter son désir agressif ne se traduit pas toujours par l’inhibition et l’incapacité de se protéger contre la violence d’autrui. Elle  aboutit parfois à l’opposé, à savoir une violence exercée contre autrui dans laquelle on ne se reconnaît pas. Certaines personnes peuvent ainsi être amenés à accomplir des actes de violence qu’elles n’avaient même pas imaginées et dont elles ne réalisent l’horreur qu’après coup.

Ça me semble ce qui va se passer en RDC, depuis l’indépendance les peuples congolais n’ont jamais jouit de leur richesse dissuader par la musique, la religion, opprimés par la dictature, entendent de l’enrichissement d’autres individus, d’autres nations qui leur manipulent de surcroit en complicité avec un groupe de patriotes, ces hommes que j’appelle ordinaires qui subissent, un jour ils auront le sentiment d’accomplir un travail ordinaire, ils vont massacrés et commettre un génocide dans un bref délai tout les oppresseurs confondues, communauté internationale, multinationales qui manipulent en coulisses. Plus tard soudain ils vont prendre conscience que s’étaient des hommes, des femmes et les enfants ordinaires qui avaient accompli des choses extraordinaires.

Mais les témoignages vont montré qu’ils ne se sont représentés ce qu’ils étaient en train de faire qu’après l’avoir réalisé. C’est seulement après plusieurs jours de tueries qu’ils vont en effet commencé à avoir la représentation d’eux-mêmes comme tueurs. Auparavant, ils faisaient des choses qui paraissaient leur échapper et dans lesquelles ils ne reconnaissaient pas leurs propres préoccupations.

Comment je peux expliqué ça? La réponse est que: les références à l’atmosphère dans laquelle ils ont grandi (tous les africains d’ailleurs l’étouffement de l’homme blanc il y a le ras-le-bol). Dans les têtes  reviennent le plus souvent des petites phrases entendues fréquemment dans leur enfance au sujet des l’occupation, domination et manipulation  sur leur territoire telles que « nous serions plus tranquilles s’ils n’étaient pas  là », « c’est encore de leur faute »; ou encore « il faudra bien envisager de s’en débarrasser un jour », ont pu efficacement les préparer à massacrer leurs gourous de toujours… sans qu’ils n’aient jamais une représentation clair des actes de violence qu’ils accomplissaient, et encore moins de leur agressivité à leur égard.

Dott. Adam Buapua

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